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L’Écosystème sans nom, mais avec une mission

Face à la multiplication croissante des formats, schémas de données et outils numériques, cette documentation présente un écosystème en développement visant à fournir une couche générique d’interopérabilité et de visualisation pour les données scientifiques.

L’approche repose sur trois objectifs relativement modestes :

  1. convertir toute base de données vers toute autre représentation, indépendamment de son organisation, de sa thématique ou de son implémentation ;

  2. visualiser ces données selon des modalités variées (graphiques, cartes, frises, modélisations 2D/3D, sonification…), depuis virtuellement n’importe où ;

  3. implémenter plus rapidement et pour moins cher (temps, financement, personnel) tout ou partie d’applications d’analyse, d’exploration, de gestion et de diffusion des données.

Parce que les promesses universelles vieillissent généralement mal, cette approche privilégie la résilience (interopérabilité avec les infrastructures et entrepôts existants, sobriété numérique, simplicité et flexibilité architecturales, maintenabilité, souveraineté) et l’accessibilité (ergonomie, portabilité, internationalisation) afin de favoriser la mutualisation des systèmes et permettre aux communautés scientifiques de se concentrer sur leurs problèmes plutôt que sur ceux de leurs logiciels.

Ce document exposera ses principes fondateurs, son architecture et son potentiel comme socle commun pour la production, la transformation et la valorisation des données de recherche — qui deviendront peut-être ainsi un peu moins compliquées à utiliser.

En résumé

Trop de systèmes, pas assez compatibles. Des solutions pour rendre ça plus vivable, sans résoudre l’univers.

Du coup, je lis quoi ?

Cette documentation a deux objets :

  1. Premièrement, présenter une liste de bonnes pratiques liées au développement de logiciels en milieux fortement contraints en ressources humaines, matérielles et financières. En conséquence, ces réflexions peuvent s’avérer particulièrement utiles à la création et l’amélioration de logiciels par, et pour, la recherche publique. L’objectif étant de leur permettre d’atteindre une forme de résilience.

  2. Deuxièmement, présenter une liste de logiciels incarnant ces bonnes pratiques, afin que le lecteur ou la lectrice puisse juger de leur manifestation concrète en un écosystème de recherche.